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Les AFP, une réponse évangélique

Publié dans Articles - Protestants - Evangliques

Les Associations Familiales Protestantes… et évangéliques

Un instrument efficace et connu qui nous est offert  pour pénétrer au cœur de nos cités.

C’est un moyen pour les évangéliques, de sortir des lieux de cultes et de s’occuper des personnes qui les entourent en les prenant en compte dans leur globalité : corps, âme et esprit.

 C’est faire le choix, dans un premier temps, non pas de leur annoncer l’Evangile, mais de leur montrer l’Evangile.  « Ne sommes-nous pas la lumière du monde ! Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes  oeuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera ». 1 Pierre 2:12.

Les fondements de vie des AFP :

Les valeurs chrétiennes constituent leur référence de base. Ces associations familiales font partie des œuvres chrétiennes au service de la personne. Le souci collectif de l’épanouissement individuel exclut toute forme de discrimination fondée notamment sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou tout autre opinion, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou tout autre situation. (Cf. Art. 2 - al.1 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme).

A l’instar des administrations, les élus, à quelque échelon que ce soit, national, départemental et municipal, ont très logiquement un regard favorable sur les associations familiales en les considérant comme des partenaires plus représentatives que la moyenne de leurs interlocuteurs. Qui plus est en France, le protestantisme jouit d’un préjugé favorable que nous devons à nos prédécesseurs.  Il est clair que de par leur engagement et leurs qualités spécifiques les membres des AFP peuvent s’attendre à un accueil très favorable de la part de responsables locaux harcelés de demandes pas toujours désintéressées

Or les AFP entrent dans nos considérations spirituelles. C’est en cela, un instrument efficace qui nous est offert pour pénétrer au cœur de nos cités.

La famille : objet de nos préoccupations.

La famille est au cœur de l’Eglise de Jésus-Christ. Non seulement les enfants, les jeunes, l’homme, la femme, les couples, les personnes âgées, tous sont pris en compte dans une église qui vit normalement. Du reste en s’associant les familles font l’Eglise. Nous attachons de plus en plus d’importance aux problèmes de ceux qui nous rejoignent, car dans le monde d’aujourd’hui, beaucoup sont des blessés du chemin. En cela nos églises sont déjà des Associations Familiales.

Cependant nous nous occupons généralement des familles qui sont à l’intérieur de nos murs en leur apportant l’Evangile, ce qui nous est proposé ici, c’est d’aller dehors pour une présentation humanitaire de l'Evangile au travers d’un outil institutionnalisé, adéquat, reconnu qui assure la totale liberté d’action de chaque association ; La seule exigence des AFP, mais elle est assortie d’exclusion de droit en cas de non respect, c’est de faire assemblée une fois par an. C’est la moindre des choses pour faire mouvement. 

Donnez leur vous même à manger.

Nous savons comment Jésus s’occupait avant toute chose des besoins précis de ses contemporains  et comment il nous exhorte à faire de même. Matthieu 25:37 : Les justes lui répondront : Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ? Vous connaissez la suite : il ne manque pas de condamner ceux qui auront négligé de s’intéresser aux autres !!! Prendre soin de la personne dans son intégralité, c’est cela l’Evangile, et selon Jacques, c’est cela aussi avoir une foi vivante.

6.000.000 bénévoles - donateurs

C’est le chiffre avancé pour désigner le nombre de personnes consacrant une partie de leur temps et de leur argent dans des associations au service des autres. Les enquêtes nous indiquent que le taux d’engagement croit avec la pratique religieuse, selon que les gens sont mariés et que le nombre d’enfants grandit. Un grand nombre d’associations ont un caractère humanitaire et travaillent au loin, tandis que d’autres agissent au quotidien dans notre pays. Pour la plupart d’entre nous, nous soutenons des missions à l’étranger et il faut continuer de le faire. Cela nous coûte un peu d’argent et nous avons le sentiment d’être utile, mais ça nous laisse assez loin du champ missionnaire. Sans être bien riche, Il y a autour de nous tellement de besoins que nous pouvons soulager, simplement en y consacrant un peu de notre temps.

Le don de soi.

Dans un monde de plus en plus égoïste, donner ou redonner à nos chrétiens l'idée du don de soi en rassemblant les gens de nos églises autour de projets humanitaires est source d’unité et de bénédiction. Il n’est pas indispensable d’aller au bout du monde, il suffit d’ouvrir notre porte. Par ailleurs, nous avons dans nos églises un potentiel énorme  qui a besoin d’être utilisé, c’est donc aux responsables d’en prendre conscience et de faire en sorte que chacun se sente concerné. Si on les sollicite, les jeunes sont particulièrement prêts à s’investir dans de tels projets. Si on leur offre l’occasion de se donner aux autres, plusieurs y trouveront le moyen de s’accomplir et pour quelques uns, partir en mission pourrait alors répondre à un appel.

Des projets simples à mettre en œuvre.

Certaines de nos églises s’occupent par exemple de la banque alimentaire, cela peut paraître énorme à mettre en œuvre. Il est vrai qu’il faut commencer avec les moyens dont on dispose, mais sans minimiser les capacités de ceux qui nous entourent. Quelques exemples de projets plus simples : vestiaire - alphabétisation - soutien scolaire - apprentissage informatique - quartier libre - jeunes en détresse - visite et aide aux personnes âgées - visite aux malades et bien d’autres choses encore, qui apparaissent dès qu’on se met à l’œuvre.
Il est vrai que ces actions menées par une église évangélique sont souvent suspectées et parfois qualifiées comme pouvant venir d’une secte. Si elles sont faites au nom d’une AFP cela est totalement différent. De plus si dès sa création nous allons la présenter au Maire de notre ville, lui disant que nous sommes membres de l’UDAF  et que nous sommes là pour aider nos concitoyens, si en plus nous demandons dans quel domaine nous pouvons l’aider lui, en faveur de ses administrés, il ne pourra pas nous refuser son concours. Dans ces conditions nous pourrons le solliciter pour que quelqu’un de notre église soit membre du CCAS.

L’expérience acquise par les AFP démontre que les élus manifestent vite un préjugé favorable qui parfois même suscite l’inquiétude des travailleurs sociaux.  Nous avons avec les AFP les moyens de gagner le cœur de nos cités. De temps à autre nous verrons même des personnes étrangères à nos églises désireuses de nous aider, l’aspect humanitaire de notre action ne manquera pas de les interpeller. Dés lors, ils remarqueront nos bonnes  oeuvres, et glorifieront Dieu, au jour où il les visitera.

Par le pasteur Jean Pierre Riche