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Définir et compter l'islam

Publié dans DOSSIER DEFINIR, DENOMBRER, COMPTER, EVALUER

DOSSIER LIEUX DE CULTE ET LIEUX ASSOCIATIFS

Aux Associations Familiales Protestantes :

 Vous avez des projets pour votre association culturelle et ou votre association cultuelle.

 Vous êtes en projet d'acquisitions, d'agrandissements, de permis de construire, de tous autres agréments publics, qu'il s'agisse d'investissement ou de fonctionnement. Vous vous heurtez à des difficultés ou des refus.

Les AFP étudient depuis 1991 les facilités accordées par des élus et des services publics à une religion qui se développe : l'islam.

Ancien membre du Haut-Conseil à l'Intégration, auteur de plusieurs livres et articles sur l'Islam, Jeanne Hélène Kaltenbach gère, à titre personnel, un observatoire des situations locales. Elle a rendu compte de l'état de ses travaux lors du colloque de Fontevraud des 1er et 3 octobre 2010 sous le thème « Définir, dénombrer, évaluer ». Vous pouvez consulter sa conférence ci-jointe. Les juristes des AFP (MM. Carbonnier, Durrleman et Humbert) sont également à votre disposition.

 Si vous voulez savoir s'il y a des précédents dans votre municipalité ou votre département, interrogez Jeanne Hélène Kaltenbach.

 Si vous avez des informations significatives utiles, communiquez les à Jeanne Hélène Kaltenbach pour enrichir un dossier national susceptible d'intéresser la HALDE ou toute instance Européenne et qui servira tout le monde et la laïcité en combattant toute discrimination religieuse.

Jeanne Hélène Kaltenbach

26 rue Monsieur le Prince – 75006 Paris

jeannehelene.kaltenbach@club-internet.fr

Bibliographie :

« La République et l'islam, entre crainte et aveuglement », avec Michèle Tribalat - Gallimard, 2002 – Prix 2003 de littérature et de philosophie de l'Académie Française (Prix « Biguet »).

« Être protestant en France aujourd'hui », préface Bruno Etienne – Hachette, 1997.

« La France, une chance pour l'islam », avec Pierre-Patrick Kaltenbach, préface Pierre Chaunu et Bruno Etienne - Le Félin, 1991.

« Lieux de culte et relativisme municipal »

Colloque des Associations Familiales Protestantes

Le 3 octobre 2010 à Fontevraud

Définir et compter l'islam pour éviter toute discrimination

L'objectif de cette réflexion est double :

- Sortir de l'à-peu-près du discours médiatique qu'il s'agisse de l'islam ou des évangéliques. Si l'on souhaite restaurer la confiance, le débat doit remplacer le pugilat.

- Offrir aux nouvelles églises protestantes une égalité de traitement, qu'il s'agisse de constructions, utilisations de locaux ou tous autres agréments administratifs nécessaires à l'exercice d'une action associative, familiale et protestante.

A cette fin, centraliser et rediffuser toute information dont les AFP estimeront qu'elles pourront utilement alimenter un dossier national utile en cas de discrimination.

A – RAPPEL HISTORICO-JURIDIQUE DU REGIME DES CULTES EN FRANCE

Il y a plus de 100 ans, Juifs et Protestants acceptèrent pleinement la loi de1905 et sont depuis propriétaires des édifices cultuels qui leur ont été attribués, et dont ils assument les frais.

L'Eglise catholique refusa, entre autres, à cause du fonctionnement associatif (assemblée, vote, président) non conforme au pouvoir hiérarchique de l'évêque, et renonça à récupérer plus de 2000 églises et chapelles, tombées désormais dans le patrimoine public. Pendant cette longue parenthèse juridique, les fidèles catholiques, afin de ne pas rester hors-la-loi, et hors les murs, ont été autorisés à se regrouper en « simples 1901 à vocation cultuelle ». Eglises et cathédrales furent alors mises à leur disposition gracieusement.

Vingt ans plus tard, l'Eglise transigea pour des « associations diocésaines » conformes à la loi de 1905, mais avec des dérogations et des aménagements : elles sont « départementalisées » (donc une petite centaine en France), présidées par l'évêque ; leur l'objet est limité à subvenir aux frais et à l'entretien du culte, Poincaré le rappelle[1] au Président du Conseil d'Etat : « l'objet des associations diocésaines ne comprend pas l'exercice du culte ». Les églises leur ont été affectées sans qu'ils en assument les frais.

Ce bras de fer entre l'Eglise catholique et l'Etat a produit un dédoublement associatif qui comporte deux organisations possibles... et même trois :

1. soit par la loi de 1905, - rigoureuse quant à la constitution des associations dont le « caractère cultuel » auto-déclaré, est reconnu a posteriori par le préfet..., - rigoureuses quant à leur objet (exercice du culte exclusivement), leur fonctionnement, le contrôle de l'ordre public, et surtout leurs règles financières strictes : tenue d'un compte de dépenses et recettes, d'un compte financier annuel et d'un état inventorié de leurs meubles et immeubles[2] soumis au contrôle de l'Inspection des finances. La non-tenue de ces comptes étant punissable pénalement[3].

La rémunération du ministre du culte[4] fait partie de l'objet statutaire d'une « 1905 », son indemnité - ne devant pas excéder les 3/4 du SMIC.[5] - constitue cependant près de la moitié des dépenses. Les « 1905 » peuvent recevoir des dons et legs (avantage fiscal). Depuis 1961 départements et communes peuvent garantir leurs emprunts[6].

2. soit par la loi de 1901 fournissant un régime juridiquement flou, aisé, anonyme (sans obligation de contrôle effectif annuel approuvé par ses membres), autorisant le mélange d'activités (cultuelles, mais aussi, alternative­ment ou cumulativement, culturelles, éducatives, sportives...) et surtout permettant des subventions [7] !

C'est parce qu'il y a l'échappatoire des « 1901 cultuelles », que le Conseil d'Etat peut se permettre d'exiger l'exclusivité des activités cultuelles des « 1905 », sans être remis en cause par la Cour Européenne des Droits de l'homme. En effet pour la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion... Ce droit implique de manifester sa religion... individuellement et collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques ou l'accomplissement des rites ». Le droit français s'en tient à la liberté de conscience et au libre exercice des cultes.

Déjà du temps de Pierre Joxe en 1989, certains membres du Conseil de Réflexion sur l'Islam de France considèrent que le mot culte - consigné pour ne pas dire cloîtré dans ses bâtiments - n'est pas assez large pour l'islam, religion d'observance, rythmant chaque jour que Dieu fait, « domestique », mais aussi débordant dans l'espace public, et chargée de rites comme les ablutions à la mosquée, l'abattage rituel (rite ? Obligation ? Ou simple tradition pour feu le Cheik Abbas), le pèlerinage à la Mecque publiquement « parrainé » par le Consulat de France de Djeddah pour environ 25000 personnes.

3. Il existe enfin de simples « associations de fait », au nom du droit de réunion de 1881.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris en a convenu très honnêtement : « C'est la loi de 1901 qui est le plus généralement utilisée avec beaucoup de contorsions afin de pouvoir accéder à des aides versées en matière d'action culturelle ».

B – L'ENTREE EN CONFUSION

1. Contorsions des politiques : « Taqiyya[8] laïque »

Pour le Ministère de l'Intérieur, il y aurait en 2001, 46 associations musulmanes conformes à la loi de 1905, sur un total de 2000 associations cultuelles régies par la loi de 1901... ou même simples associations de fait.

Monsieur Chevènement déclare pourtant en juin 2000 : « En vous insérant sereinement dans le cadre juridique de la loi de 1905 qui fonde la laïcité républicaine, vous démontrez de façon éclatante que ses vertus sont intactes ». Même langue de bois du Conseil d'Etat : « On peut estimer qu'une plus grande ouverture des associations de la loi de 1905 aux musulmans serait nécessaire et faciliterait notamment leur indépendance financière ». Dans sa thèse sur la Consultation des musulmans de France, le jeune El Khatib déplore que « les associations musulmanes demeurent soumises au régime général de la loi de 1901 ». Thami Raiji, imam de Puteaux, a un langage plus cru : « Tant que nous fonctionnerons sous la loi de 1901, il n'y aura pas de transparence des comptes »[9].

2. Contorsions des maires

Les questions de l'islam se posent avant tout aux communes et à leurs maires qui en sont les meilleurs connaisseurs, et parfois les « victimes électorales ».

A Toulouse, l'imam d'Empalot distribue des tracts : « Je soussigné... de nationalité française, m'engage à voter pour le candidat qui soutiendra le projet de mosquée ». A Trappes « ma mosquée va craquer, Moncaut (maire PC) va sauter ».

A Grenoble, « nous contacterons les prochains candidats et voterons pour celui qui accepte de nous donner les moyens pour construire une mosquée, monter une école coranique et mettre en place un cimetière ».

A Strasbourg : Mohamed Guerroumi, président de l'Afala (Association des Franco-algériens et leurs amis), s'impatiente : « Pensez à 2014. On vous mettra à genoux, comme Trautmann et Grossmann ».

La presse titre pudiquement : l'attitude des municipalités envers l'islam commence à évoluer[10]... ou les municipales jouent le rôle d'un accélérateur.

Les arrangements pris avec la législation par certaines communes, au nom de la "laïcité de compensation", pour « aider » l'islam par des « subventions furtives » partent certes d'une intention louable, sinon électoralement désintéressée.

On apprend[11] que le Conseil d'Etat a été critiqué pour avoir contesté, en 1992, la subvention d'un Conseil municipal de la Réunion pour une association hindoue : « Car il va à l'encontre d'une pratique consistant à aider discrètement la construction d'édifices cultuels par l'octroi de subventions à des associations dont les activités ne sont que partiellement consacrées aux cultes » ; les préfets ne recevront pas consigne de déférer systématiquement les délibérations attribuant une telle aide publique (en français courant : les préfets recevront consigne de ne pas déférer...).

« Les subventions publiques aux cultes par des collectivités locales restent toutefois exposées aux rares recours juridictionnels des administrés ! » C'est à dire des contribuables/électeurs. Voilà pourquoi le maire de Créteil a lui aussi été tenté de ne pas mentionner dans la délibération écrite soumise à son Conseil Municipal, l'affectation d'une salle à la prière, afin d'éviter le risque d'invalidation de cette décision. Encouragée par les jeunes du quartier, partisans d'un débat et un vote public, la municipalité a pris le parti d'afficher clairement ses intentions : la partie à usage cultuel fera l'objet du paiement d'un loyer.

Il n'y a pas d'obstacle juridique à ce que des locaux communaux soient utilisés, à titre temporaire (puisque la commune doit veiller à l'égalité de traitement entre tous ceux qui sollicitent leur occupation).

La Ligue de l'enseignement dans son rapport Islam et laïcité parle d'arrangements furtifs, solutions imaginatives et ingénieuses, pseudo-ignorance de la finalité du bâtiment, subtilité administrative.

A Rennes, en 1980 la municipalité a subtilement financé un centre « à vocation culturelle », pour l'Association culturelle et sportive des Musulmans de Rennes, « citoyens rennais d'origine étrangère »[12]. Nulle part on ne lit le mot mosquée mais : « grande salle de rencontre de 250 m2, « libre de tout poteau ». Tout est question de sémantique dit la Mairie.

A Saint-Étienne, où s'édifie une grande mosquée, on lit sur les panneaux « construction de bureaux », à Villeurbanne ils évoquent pudiquement la construction de « locaux associatifs ».

Mieux, le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde confesse « Oui, je vous ai volontairement caché que ce serait une mosquée. Je voulais montrer la normalité d'un tel projet. Et aujourd'hui, tout prouve que j'avais raison de le faire. Contrairement à tous ces maires qui annoncent dans les médias qu'ils veulent une mosquée, moi, je l'ai ». La nouvelle salle polyvalente du quartier de l'Avenir, derrière l'hypermarché Carrefour, a toujours été, dans son esprit, construite pour accueillir le lieu de prière de la communauté musulmane. « Je n'ai pas voulu l'annoncer à la population car cela aurait forcément créé des tensions ».

L'enracinement de l'islam dans notre pays est un événement trop sérieux pour s'accommoder de subterfuges à l'insu de la population.

On lit souvent sous des plumes musulmanes que : « La loi de 1905 ne donnerait pas à l'islam actuel les mêmes droits qu'aux autres cultes ». Ce reproche aussi fréquent qu'anachronique, concerne bien sûr le patrimoine immobilier, construit par nos ancêtres « taillables et corvéables à merci », dont l'usage a été remis à la disposition des catholiques il y aura bientôt 100 ans. (87 de ces églises furent prêtées ou louées à des musulmans, à Asnières, Clermont-Ferrand, Dôle, Dijon, à Tours : St Etienne, St Paul, St Pierre...). Depuis, qu'on se le dise, les fidèles de toutes les religions assument financièrement les bâtiments, l'éducation, le salaire, la retraite des ministres du culte, les Protestants ne le savent que trop.[13] Avec sans doute plus de 2000 associations cultuelles, pour cause de dissémination géographique et théologique, la fameuse pagaille protestante, qui n'a d'égale et même de pire que la musulmane, les journaux pourraient titrer « Protestantisme : première religion de France « en 1905 ».

« Un musulman a chez nous des problèmes qu'il n'a jamais eu à résoudre dans sa société d'origine, disait Jacques Berque ». Les musulmans, les anciens en tout cas, restent persuadés que les Chrétiens sont financés par le gouvernement comme cela se passe dans leur pays d'origine, où le personnel religieux est fonctionnarisé, les choses de l'Islam, y compris le contrôle du prêche, relevant du seul pouvoir de l'Etat.[14] Bien que la loi de 1905 ait été théoriquement en vigueur en Algérie en vertu du décret du 27 septembre 1907, elle ne l'a pas été en pratique : des indemnités de fonction étaient accordées aux imams et muphtis préalablement agréés et autorisés à prendre la parole dans les mosquées. La loi du 20 septembre 1947 portant statut organique de l'Algérie, réaffirmant l'indépendance du culte musulman à l'égard de l'Etat dans le cadre de la loi de 1905, n'a rien changé à ces pratiques qui ont subsisté jusqu'à l'indépendance.

« L'idéal, c'est que l'islam soit traité comme les autres religions ni plus ni moins » écrivait Xavier Ternisien dans le Monde en 2003. Comme toutes les religions ?

Le Rapport Machelon de 2006 évoque les « difficultés pour les fidèles des deux confessions en expansion récente : l'islam et le christianisme évangélique. On verra bien si cet idéal n'est qu'un vœu pieux, surtout depuis qu'en 2007 le Chef du bureau des cultes s'est risqué à déclarer : « La République garantit la liberté de conscience, elle doit aussi garantir l'existence de lieux où l'exercer » !

De toute façon, Paris nous ouvre la carrière.

C – PAROXISMES PARISIENS

UNE LAÏCITE CHAUFFEE A BLANC

Bertrand Delanoë, Maire de Paris

Daniel Vaillant, Maire du 18ème arrondissement. Ancien ministre de l'Intérieur

Le grand projet de Delanoë demeure, pour l'instant, la construction d'une « fondation islamique » et d'un « Institut culturel » dans le 18ème, à l'horizon 2011 grâce à un terrain de 4.000 m² dans cet arrondissement très islamisé et populaire où, selon Bouakkaz, « la fondation sera installée. Elle comprendra des salles de prières et des ateliers culturels ». La mairie cherche des investisseurs privés pour contribuer au financement du projet afin de contourner la loi sur la laïcité.

La ville de Paris est en effet prête à investir de 2 à 5 millions d'euros pour construire « un Institut des Cultures musulmanes de la Goutte d'Or, une bibliothèque islamique, des salles de cours », reconnaît-il. Il avoue que « les mosquées pourraient y louer des espaces pour la prière ». Dès lors, la France n'aura plus à s'inquiéter de ses convertis. Elle les aidera dans leur démarche.

La Goutte d'Or, accueillera en son sein définitivement à partir de 2011, l'Institut des cultures musulmanes (ICM), projet du Maire de Paris et qui devrait prouver « son attachement à la reconnaissance d'une identité spirituelle et culturelle qui doit pouvoir s'épanouir en bonne intelligence avec l'ensemble des sensibilités religieuses présentes au sein de la communauté parisienne ».

En attendant « la livraison définitive de l'équipement », c'est un Centre de préfiguration situé au 19-23 rue Léon qui a été inauguré en octobre 2006 par Bertrand Delanoë dans le 18ème, au cœur du quartier de la Goutte d'Or et en lieu et place de ce qui était auparavant la mosquée Al Fath.

En partenariat avec l'Institut du monde arabe (IMA), l'Institut d'étude de l'islam et des sociétés du monde musulman (IISMM), la compagnie « Graines de soleil » ainsi que l'association ProcréArt et ses partenaires culturels (le Lavoir Moderne et l'Olympic Café), associations et instituts qui permettront de « nourrir et enrichir la programmation du Centre de préfiguration de l'Institut des Cultures Musulmanes », qui « proposera uniquement des activités culturelles et de formation, inscrivant ainsi d'emblée le projet dans sa dimension laïque », (site Paris.fr, rubrique « culture »).

A partir de 2011, l'Institut des cultures musulmanes s'établira définitivement au 53-57, rue Polonceau et au 56, rue Stephenson. « Paris doit dire merci à toutes les composantes de son âme, dans l'âme de Paris il y a l'identité musulmane » avait déclaré Bertrand Delanoë lors de l'inauguration.

Un appel d'offres international sera lancé pour la construction de l'Institut, qui aura « pour fonction de faire voisiner 3 activités distinctes ». Ainsi, verront le jour un « centre universitaire de formation, de recherche et de documentation orienté vers l'étude des lectures et des pratiques modernes de l'islam », avec un « pôle de recherche » et un « centre d'archives et de documentation », « des activités et animations sociales et culturelles tournées vers les associations de quartier, en lien avec des institutions culturelles parisiennes », et enfin « une activité cultuelle digne » qui verra le centre mettre à disposition «des salles dédiées en permanence à l'exercice du culte, et des espaces mixtes qui pourront tenir lieu de salles de prière les jours de grande affluence, notamment à l'occasion des 2 grands rendez-vous : aïd el fitr et aïd el adha ».

Deux terrains d'une surface totale de 4000 m², près de 10 millions d'€ investis par la mairie de Paris, « nous voulons que le fait musulman soit un plus dans la rénovation de ce quartier », a expliqué Hammou Bouakkaz. Avec son statut de fondation, l'Institut des cultures musulmanes « devrait ainsi permettre de faire rayonner la diversité des cultures de la Goutte d'Or à l'échelle de la ville, voire au-delà, en associant à ses activités des partenaires extérieurs, tout particulièrement les universités, centres culturels, et associations sensibles à cette question ».

D – QUAND LE RELATIVISME JUSTIFIE LE REFUS DE DEFINIR ET DE COMPTER

1. Définir

En 1983, nous avons pris la peine de définir le METRE (distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 secondes), mais pas,

- Le culte

Nous devons sa définition tardive aux Témoins de Jéhovah[15] présents en France depuis plus d'un siècle, longtemps classés comme secte. En 1997 leurs cérémonies organisées sont reconnues comme cultes, mais ils ne sont pas reconnus comme associations cultuelles, entre autre parce qu'ils « n'ont pas de Ministres du culte salariés à plein temps » ! En 2000, le Conseil d'Etat leur accorde la qualité d'associations cultuelles et admet que ce groupe pratique un culte qu'il définit... très prudemment ! « Célébration de cérémonies organisées en vue de l'accomplissement par des personnes réunies par une même croyance religieuse de certains rites et de certaines pratiques... La poursuite par une association d'activités autres que celles rappelées ci-dessus est de nature, sauf si ces activités se rattachent directement à l'exercice du culte et présentent un caractère strictement accessoire, à l'exclure du bénéfice d'association cultuelle ». C'est ce qui est arrivé[16] à l'association cultuelle de l'Eglise Apostolique Arménienne de Paris qui a notamment pour but de promouvoir la vie spirituelle, éducative, sociale et culturelle de la communauté arménienne... « Elle ne peut dès lors être regardée comme ayant exclusivement pour objet l'exercice d'un culte » !

- Le Ministre du Culte

Pour Jacques Berque, les imams sont des personnes laïques dans le sens de non clercs : ni sacrées, ni consacrées, ils ne sont que des « mémorants et non des dominants ». L'islam pratique à sa manière le sacerdoce universel : le croyant est un « prêtre » face à face avec le texte sacré, l'imam des 5 prières, le khatib, réside à la Mosquée, mais n'exerce pas toujours de fonction pastorale.

Beaucoup d'imams sont bénévoles, certains aussi font payer très cher et de la main à la main, mariages et obsèques, ce qui est blâmable comme on dit en islam. Quelques-uns sont employés de la Mairie ou en Contrat Emploi Solidarité (CES). D'autres sont des fonctionnaires de pays étrangers, à l'occasion d'Arabie saoudite. Il a été proposé par Jean-Pierre Chevènement de leur offrir le statut d'enseignant si les conditions correctes de cet exercice sont avérées[17]. Le sacrificateur qui apporte une assistance « théologique et technique »... n'est pas un ministre du culte, mais doit être musulman.

On sait grâce au Code Pénal ce que le Ministre du culte ne doit pas faire : « procéder, de manière habituelle, aux cérémonies religieuses de mariage sans que ne lui ait été justifié l'acte de mariage civil[18] ». Donner aux funérailles un caractère contraire à la volonté du défunt[19]. « Tenir des propos et des réunions politiques dans des locaux servant à l'exercice du culte. Dresser les citoyens les uns contre les autres... Hériter d'un fidèle... Fermer la porte de la mosquée qui doit rester ouverte » (ce qui la dispense de taxe d'habitation). Il doit présenter les actes de gestion à l'Assemblée Générale de l'association. Sa responsabilité pénale pouvant être recherchée s'il occupe une fonction d'administrateur ou de directeur au sein de « l'association 1905 ».

- La Mosquée

Ce qui ne rend pas les choses simples, c'est que la plupart des grandes mosquées sont sous l'influence d'états étrangers ».[20]

Selon la Charte de 1994,[21] du Conseil représentatif des Musulmans de France : « Le titre de mosquée sera donné exclusivement quand on y exerce 4 fonctions : religieuse (accomplissement du rite), culturelle (diffusion et visibilité de la culture musulmane), intellectuelle (enseignement du Coran), et sociale (œuvres caritatives et solidarité communautaire). C'est-à-dire à peu près ce que fait la petite Eglise Arménienne de Paris ! Deux poids deux mesures ?

Les salles de prières « musallâ », lieu plus exigu pour la prière, rassemblant au plus une cinquantaine de personnes, sans prédication organisée le vendredi ne seraient pas des mosquées. Ces petits « oratoires » de proximité sont pourtant préférés par les anciens qui y font la prière chaque jour, et boivent leur thé, où les jeunes se sentent bien, et font du « social » comme on dit. Elles sont néanmoins comptées comme lieux de culte.

Toute la presse déplore les « 900 caves insalubres, garages ou casernes désaffectées[22]». C'est le cliché éculé : Islam des Caves et Christianisme des catacombes... A Lyon un conseiller municipal PC trouve normal d'édifier une mosquée dans une ville qui a vu le martyre de Sainte Blandine !

Le 10 mars 2001, le Monde parle, comme toute la presse, des caves... et le 27 juin, le même : « on est loin de l'islam des caves... qui relève largement du mythe ».

Pour comparer : au Maroc, il y aurait 2.354 « mosquées du vendredi » prises en charge par le Ministère des habous, pour 25 millions de Marocains[23]. En Tunisie 3.440 et 17.000 en Algérie.

En France, le 6 décembre 2009, Brice Hortefeux annonce : 2.368 lieux de prières musulmans recensés, de la simple salle de prière, à la mosquée, 64 minarets dont 7 « minarets élevés ».

Depuis deux ou trois ans, il se construit en France une mosquée par semaine déclare en 2007 dans Libération le Directeur du Bureau des Cultes.

Si en 1989 : 38 % des Français sont hostiles à la construction de mosquées, ils sont 22 % seulement en 2001 (30 % y sont favorables et 46 % sont indifférents). En 2003, un Français sur deux est favorable à la construction de mosquées dans les grandes villes[24].

2. Compter

Au Québec, on dit « les chiffres sont aux analystes ce que les lampadaires sont aux ivrognes ils fournissent bien plus un appui qu'un éclairage.

Du bon usage des Chiffres, numéros, fractions et pourcentages : comment compter ?

- Comme à Médine (Sourate 8) : Lors de la mort du prophète, dans les tribus lui ayant fait allégeance, beaucoup n'étaient pas fermes dans la foi, nombre d'entre eux apostasièrent, refusèrent de donner la zakat, aumône légale. Certains refusèrent de prêter allégeance à Abou-Bakr par fidélité à Ali, mais sans trahir l'islam ; certains au contraire se ralliant à lui plutôt qu'à l'islam. Il dit : « les croyants sont ceux qui accomplissent la prière et dépensent ce que nous leur avons attribué en aumône ».

- A la Juive. Chaque recensé depuis l'âge de 20 ans, devra donner en obole 1/2 chequel, ou 1/2 sicle : nul ne sera dénombré à son insu comme on compte les chèvres et les moutons.

A la Pakistanaise. En 1993 le Pakistan affirme que 100 % de sa population pratique la même religion, ce qui lui vaut d'être vertement tancé par le rapporteur sur l'intolérance religieuse du Comité des droits de l'homme de l'ONU.

- A l'Européenne. Le (ruineux !) Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes avoue ingénument en 2006 : « étant donné la pénurie de données spécifiques sur la population musulmane, la nationalité et/ou l'ethnicité sont employées en tant que catégories remplaçantes similaires » ! On note qu'il désigne tous les autres citoyens européens par prétérition : « les non-musulmans ».

- A l'anglaise. Le prix Nobel d'économie Amartya Sen[25] voit une forme moderne de « tyrannie » dans le fait de plaquer, une méta-identité religieuse sur des gens de langue, de culture et de couleur, qui empêche les croyants de l'islam vivant en Grande-Bretagne de décider librement de leur identité au sein de la société britannique. Les musulmans ont lutté pour que leur appartenance soit précisée dans le recensement : en 2010, ils sont 2,4 millions. Voilà qui est clair.

- A l'allemande. Pour financer les cultes, l'Etat prélève 8 à 9 % sur le compte des personnes imposables, baptisées, et qui n'ont pas abjuré. Les musulmans sont exclus de cette comptabilité indirecte au prétexte souvent invoqué, d'absence d'une institution hiérarchisée : « Sans évêque ou archevêque à qui parlerons- nous » ?

- A la Tito. Qui décida en 1967, que la Bosnie-Herzégovine était composée de 3 peuples, 3 ethnies : Croates, Serbes et Musulmans (Personnes de confession musulmane ou athée, communistes, bien utiles alors, pour les relations avec le monde arabe). Il y avait donc les Musulmans de nationalité musulmane, et les musulmans de confession musulmane.

- A la française enfin. En engageant la laborieuse constitution du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), Jean-Pierre Chevènement parle des « 4 millions de Français et étrangers de tradition musulmane ». Ses collaborateurs du Ministère de l'Intérieur « reculent » : « Le CFCM... n'a pas vocation à représenter les 5 millions de musulmans de France, juste les quelques 10 % de pratiquants ».

Dalil Boubakeur[26] persévère (comme tous les médias) « l'islam est la deuxième confession par le nombre des fidèles, 4 millions environ ; dont 2 millions pratiquants, ceux qui font la prière le vendredi ». Voilà une définition.

Nicolas Sarkozy dans son discours à la Commission d'Organisation du Culte Musulman (COMOR)[27] martèle à dix reprises le mot fidèles musulmans. On dit aussi : 4 millions d'âmes[28], de membres, de croyants, « de vrais musulmans ». On parle d'adeptes[29], de musulmans potentiels ou sociologiques, et même sociologiques et potentiels (B. Etienne). Un vrai charabia. A Toulouse, l'imam Mamadou Daffé revendique « 37.000 musulmans sociologiques ». Mais quand le journaliste Ch. Jelen écrit que Roubaix est une ville à majorité musulmane, le maire Vandierendonck parle de manipulation et mensonge : « Tout Roubaisien d'origine maghrébine serait-il systématiquement musulman » ? C'est bien la question !

3. Les Médias et leurs chiffres

La démographe Michèle Tribalat, dénombre 3 générations : grands-parents immigrés issus de pays d'Islam, deuxième génération née en France, avec au moins un parent immigré ; enfin, troisième génération avec au moins un grand parent immigré. Total : 4,5 millions aujourd'hui. (Il faut garder ce chiffre en tête pour juger des comptes selon les médias. En 2009 : 3,5 millions, d'après le Pew Research Center.

Pour ne prendre qu'un exemple, le Monde, en 1992, annonce le 8 janvier, 2 millions de musulmans en France, le 8 février, 3 millions, et le 14 avril, plus de 3 millions.

En 1996, le Nouvel Observateur nous apprend qu'il y a en France plus de musulmans que la population de Jordanie... et en 1999, le Figaro en compte plus que dans la Bosnie et l'Albanie réunies.

A partir de l'année 2000, pourtant, le Monde emploie le conditionnel : l'islam compterait...

Miracle : Xavier Ternisien qui annonce depuis des années dans le Monde... 4 millions d'âmes, de fidèles, de membres, est saisi par le doute[30] : « 4 à 5 millions, mais personne n'en sait rien, il ne faut pas enfermer tous les gens de culture ou d'origine musulmane dans une définition strictement religieuse ».

Les journaux « musulmans » sont plus circonspects. Pour France-Pays-Arabes[31] l'islam est, paraît-il, la seconde religion de France. Les autres : Médina, Islam de France (« Le Magazine des 5 MILLIONS de musulmans » !) et l'Annuaire des Mosquées sont très prudents : Hakim-el-Ghissassi, rédacteur en chef de la Médina et de Islam écrit que 500.000 personnes fréquenteraient les mosquées selon le Ministère de l'Intérieur.

En 2000, Claire Chazal déclare sur TF1 : 6 millions de musulmans. Et la chaîne V confirme le 23 février 2010 : 6 millions de musulmans.

De mieux en mieux, le Financial Times du 18 novembre 2010 : 9,8 millions !!

4. Compter dans les villes

Le nombre de musulmans brandi avant la construction d'une mosquée chute en général de moitié après l'inauguration.

Il y aurait à Lyon : 100.000 musulmans [32], 300.000 pour l'Express et le Nouvel Observateur lors de l'inauguration de la mosquée en 1994 ; ils seraient retombés à 120.000 en 2001[33].

A Marseille : 130.000 âmes[34], 150 à 160.000[35]. Mieux encore : 150.000 en juin et 200.000 en novembre pour le Monde.

190.000 pour le Marseillais Salah Bariki, qui nous explique fort justement à propos des mosquées cathédrales : « au niveau pratique, les salles de prières suffisent, mais au niveau symbolique c'est autre chose ». Comme dit Emile Poulat : « Il y a les lieux de culte et les Edifices du culte » qui rappellent à tous la présence de l'islam.

5. Compter dans les mosquées

Le pourcentage de pratiquants, qui seul nous intéresse pour connaître les vrais besoins en lieux de culte, est encore plus extravagant. Prenons les résultats de 2 instituts de sondage :

F IFOP

1989 : 37 % sont pratiquants (on suppose qu'ils vont à la mosquée le vendredi) ; 41 % font la prière (sans doute chez eux).

1994 : 27 % sont croyants et pratiquants (10 % auraient-ils apostasié ?)

F SOFRES

1998 (sondage par téléphone en plein Ramadan) : 97 % croyants, 63 % pratiquants, 44 % font les 5 prières. 78 % trouvent satisfaisant de pratiquer sa religion en France !

2000 : 27 % sont pratiquants

2001 : 36 % croyants et pratiquants, 20% vont à la mosquée le vendredi.

Quant aux modestes imams, celui de Tourcoing ou celui la Capelette à Marseille, ils comptent 6 % de pratiquants.

Les Renseignements Généraux - qui peuvent se tromper - comptent eux de 1995 à 2000, entre 137.000 et 150.000 fidèles. En 2005, ils en comptent 350.000 dont la moitié (170.000) ont voté aux secondes élections du CFCM.

Ma remarque personnelle et féminine sur le « poids des chiffres, le choc des photos » ! Nous voyons tous et toutes, ces « prieurs » mâles, serrés côte à côte dans la mosquée. Il est conseillé aux femmes de ne pas se donner inutilement la peine de se rendre à la mosquée (pour Gazzhali en 1111, c'est une punition). Comment sont comptées les femmes parmi les pratiquants ?

En tout cas, aucun média ne cherche à établir un ratio raisonnable entre nombre de pratiquants, de mosquées, d'imams, de boucheries Hallal, de spectateurs de l'émission « Vivre l'Islam »...

Un article de l'Evènement du Jeudi 11 décembre 1998 montre exactement ce qu'il faut faire pour susciter des vocations d'hostilité à l'islam, véritable « excitatoria » comme on en prononçait pour le départ aux Croisades : « 4 millions, de musulmans dans une société qui les ignore (NDLR c'est faux et c'est d'ailleurs ce qu'on peut leur souhaiter de mieux !) dont 2 millions de Français, 2ème religion de France loin devant protestantisme et judaïsme... D'ailleurs, ils étaient en France bien avant l'apparition du protestantisme, ils occupèrent la Provence, l'Auvergne (NDLR colonisation [36] ?)... seule religion... qui engrange chaque année un nombre appréciable de conversions : plus de 30.000, parfois pour des raisons matrimoniales (sans doute 1/3), contre 300 au judaïsme, 500 au protestantisme et 12.500 au catholicisme. 30.000 conversions annuelles... dont un ancien député socialiste qui fait un parcours spirituel remarquable « sous le double registre de l'érudition et de l'exigence éthique ». En 2003, on parle de 50.000 convertis.

Il ne manque dans cet article que la comparaison de M. Frégosi[37] - aussi ridicule que souvent reprise -, entre le nombre de 38.000 églises, rapporté au nombre de baptisés catholiques, et le nombre de mosquées rapporté au nombre de musulmans : Chapelles, Cathédrales, Abbayes qui sont évidemment notre patrimoine à tous qui avons quitté nos campagnes.

6. Compter dans les assiettes : de 45 millions à 4,5 milliards

Dans une interview, Jean-Pierre Chevènement citant la Direction des Fraudes avait avancé que le marché de la viande hallal approchait 42 millions d'euros, précisant toutefois que la fraude était sans doute grande. Dans un article du Monde du 1er mars 2010, on peut lire : « désormais le marché alimentaire Hallal dépassera les 5 milliards d'euros ». C'est beaucoup ![38]

CONCLUSION

Benjamin était le plus jeune des fils de Jacob. Ce que lui reprochaient ses 11 frères, c'est d'être le plus gâté par son père, surtout s'il avait été très sévère avec les aînés, comme cela se produit souvent dans les familles. L'Islam est la benjamine des religions de France, et la liste des « accommodements raisonnables » consentis par les pouvoirs publics, notamment locaux, à nos concitoyens musulmans est considérable. Une enquête américaine sur l'Europe en 2006 montrait que les Français exprimaient majoritairement, tout comme les Britanniques, une vision positive des musulmans[39]. Pour que cela dure il faudrait débattre, ce qui réclame de sortir des « à peu-près » et des « excitatoria » chers à ceux pour qui désormais : « l'Infidèle ? C'est l'Islamophobe » !

[1] Le 17 décembre 1923

[2] Comme dans un divorce, on est surpris de constater que, sur 44 articles, 42 concernent les biens mobiliers et immobiliers. L'association « 1905 » ne doit posséder que les « immeubles » strictement nécessaires à l'exercice du culte.

[3] Dès 1996, le Ministre de l'Intérieur, questionné à l'Assemblée sur la gestion des mosquées de Lyon, Evry et Paris répondit : « Il appartient aux membres des associations d'exercer sur les dirigeants et Ministres du culte les contrôles qu'ils estiment appropriés ».

[4] Il doit être payé par l'Association cultuelle a répété Jean-Pierre Chevènement au Conseil Français du Culte Musulman.

[5] Pour que la gestion de la « 1905 » ne soit pas considérée comme intéressée.

[6] Dans les années 60, un système de prêts bonifiés par la Caisse des Dépôts permit de construire une quarantaine de lieux de cultes catholiques, protestants et juifs pour les « rapatriés d'Algérie ».

[7] Depuis 2006, toute subvention, prêt, garantie ou avantage en nature à une association... fait l'objet, de la part de la personne morale de droit public l'ayant attribuée, d'une publication sous forme de liste annuelle... de l'organisme bénéficiaire ainsi que le montant et la nature de l'avantage accordé ».

[8] Mensonge pieux

[9] Nouvel Observateur 8 janvier 2003

[10] Monde 21 février 1996

[11] Colloque Pasqua de 1993

[12] Depuis 1939, les étrangers devaient faire une déclaration préalable au Ministère de l'Intérieur. C'est en octobre 1981 qu'un « petit coup de pouce juridique » prévu dans le Programme commun de la Gauche fait entrer les associations étrangères dans le droit commun.

[13] Une « 1905 » réformée compte 100 à 300 personnes, flux financiers 20.000 à 75.000 €. Rappelons que juifs et protestants possèdent leurs lieux de culte contrairement à ce qu'affirme la Revue Islam de France d'août 1999.

[14] Le gouvernement algérien intervient dans les mosquées : les islamistes hurlent à l'atteinte à la démocratie ! Alors que rien n'est plus conforme à la tradition. Même la laïque Syrie continue à respecter cette règle et invoque le Président Assad au début du prône. Ne pas dire le prône au nom du souverain est un signe de rébellion. (M-T Urvoy)

[15] Selon les RG 300.000 dans 1000 « salles du royaume » sans aucune aide (Poulat)

[16] Conseil d'Etat, le 29 octobre 1990

[17] En Angleterre, les imams ont souvent une éducation universitaire juridique ou une autre formation professionnelle car on ne peut pas vivre en tant qu'imam dit-on Outre-manche.

[18] 6 mois d'emprisonnement et de 7.500 € d'amende. « Peines » qui peuvent être doublées en cas de récidive.

[19] 6 mois d'emprisonnement et de 7.500 € d'amende. L'incinération est interdite en Islam

[20] Saïd Branine (Terres d'Europe). Pour lui la majorité des musulmans ne fréquente pas les lieux de culte.

[21] Très critiquée parce qu'elle émanait de la seule Mosquée de Paris et de ses proches.

[22] Figaro 30 septembre 1994

[23] 30 janvier 1999, Fig Mag

[24] 16 mai 2003, Sondage LCI le Point

[25] Qui a passé la moitié de sa vie en GB et a dirigé le Trinity College de Cambridge de 1998 à 2004

[26] Express 25 novembre 19999

[27] À la COMOR 21 octobre

[28] Henri Tincq dans le Monde

[29] Nouvel Observateur 28 février 1996

[30] Ternisien Monde 30 avril 2003

[31] Oct. 2001

[32] Le Pèlerin en 1989

[33] Al-Isthishara journal de la Consultation

[34] La Croix 8 décembre 1999

[35] Libé 1989

36 H. Ternisien évoque lui aussi le retour des musulmans en Europe (Monde 21 janvier 1999)

[37] Parue dans Esprit en janvier 1998

[38] NO1996, 5000 tonnes = 500 millions francs « qui contrôlera la viande... dirigera la communauté h. hafidi chercheur à l'Inalco

[39] Enquête Pew de 2006. Sous toutes réserves car on ne peut contester les chiffres quand ils vous déplaisent et les adouber quand ils vous contentent.