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RAPPORT MORAL BILAN ET PERSPECTIVES JUIN 2013

Publié dans DOSSIER AG 15 juin 2013

ASSOCIATIONS FAMILIALES PROTESTANTES

RAPPORT MORAL

BILAN ET PERSPECTIVES JUIN 2013

BILAN

I

RESISTER, PENSER LIBRE. 1984-2000

• 1972 Protestantisme. Guerre d’Algérie, « Eglise et Pouvoir », (Synode 1976) Sexualité, Auto Gestion, l’effet « 68 » sur de âmes fragilisées dans des structures fermées. Rejet de la «  Famille ». Disparition des mouvements de jeunesse. (FEDE). A compter de 1970, L’ERF va perdre 1 % de cotisants par an (En 2012 : 40.000 cotisants).

• 1980-2000. France : Une société de défiance, à deux vitesses familiales. Le Désert à Fontevraud, 1984-2000 un colloque tous les deux ans. Les Etats Généraux du Protestantisme. (Ellul, Carbonnier, Quéré, Sullerot, Viallaneix... Une réaction élitaire minoritaire d’origine Réformée).

   • En 2007 au synode sur la famille à Sochaux, les AFP menacées d’exclusion par le Président de la FPF, Jean-Arnold de Clermont, pour collusion avec les évangéliques. (Cf. Actes du synode).

II

REVEIL 2005-2013

• 2005-2013. Le Réveil Evangélique rejoint le Réveil Réformé au moment où l’ERF va renoncer à sa dénomination historique (Premier synode Réformé Mai 1559. Premier Synode EPUDF Lyon Mai 2013.). Dans ce contexte de Réveil,  c’est à dire renouveau de conviction et d’engagement, en temps de crise de l’église et de la société,  les AFP « capitalisent » trois talents : l’Héritage de la Réforme, l’Exception familiale et démographique française, le renouveau évangélique.

Résultats inattendus confirmés par sondage IFOP 2012 et certification UNAF.

• Coopération nationale et locale recherchée entre « Anciens et Modernes ».

• Croissance rapide des effectifs, triplement en dix ans.

• Dispersion géographique et associative : 87 associations dans 46 départements.

• Diversité ecclésiologique et culturelle.

Eglises comportant au moins une AFP, membres du CA.

  • Assemblées De Dieu : 432 églises - David Mastriforti, administrateur.
  • Eglise Réformée de France : 350 lieux de cultes. J.H Carbonnier, A. Durrlemann, P. de Felice, PP Kaltenbach, Raoul Duval. Michel Rives, Anne Oberkampf, J. Valluis. Administrateurs.
  • Communautés et Assemblées Evangéliques de France Danièle Attard : 146 églises.
  • Fédération des Eglises du Plein Evangile en Francophonie : 93 églises : F. Caron. R. Morawek, J.P Riche.
  • France MISSION : 55 églises
  • Communion des églises de l’espace francophone. J.M. Potenti : 37 églises
  • Eglise Apostolique (Pontarlier Levier) : 27 églises
  • UAPM Union d’assemblée des protestantes en mission Georges Michel : 26 églises
  • CEPE Communion d’Eglises Protestantes Evangéliques : 12 églises (Rochât Yodder Bruandet)
  • Alliance Evangélique S. Lauzet.

Baptiste, ELIM, Méthodiste, Centre missionnaire de Carhaix Samuel Charles

Parallèlement, la société française traverse une crise « disloquante » plus politique et morale qu’économique et sociale : France à deux vitesses familiales. Jeunesse fracturée. Société de défiance.

 

PERSPECTIVES 2013-2017

Demain, deux sortes de difficultés ?

 

A raison de ces résultats, positifs, les AFP vont connaître un temps 1984-2000 de tensions et conflits. L’effort de discipline et de cohérence qui va s’imposer à tous, familles et associations, s’annonce d’autant plus rigoureux que le choix des AFP privilégie l’unité conventionnelle d’actions à la contrainte d’institutions et structures unies.

 

Au sein des AFP, des difficultés liées au succès

Trois catégories de difficultés devront être résolues au moyen de procédures à inventer (Ne sont pas abordées ici les difficultés prévisibles avec les institutions familiales (UNAF) et protestantes (EPUDF , FPF....).

 

I - Instance nationale à compétence et vocation juridiques. Aptitude à l’arbitrage pluriel

Des conflits - locaux d’abord, nationaux ensuite - vont être provoqués par des personnes physiques ou morales (certaines de bonne foi) refusant de coopérer ou ne respectant pas les textes fondateurs : Statuts, Charte et Convention. Face à ces conflits, devront prévaloir les impératifs de Disciplines, Rigueur et Cohérence. Les sanctions devront être définies, annoncées, prononcées et appliquées.

 

Au service des personnes et instances, qui en feront demande (Bureau, conseil, Assemblée), un collège « pluriel », comportant au moins trois juristes, constituerait la réponse. Ici la question à résoudre sera celle des talents et du temps disponible, source d’autorité morale.

 

II - Réseau militant local. Aptitude à l’initiative, au bouche à oreille, développement, compromis. (Cf. rôles actuels de F. Caron et D. Attard : nous n’avons pas l’équivalent ex-réformé).

 

Il s’agit d’assurer la Coopération plurielle représentative du protestantisme par une action unie lorsque les instances nationales refusent de coopérer.

 

• La méfiance entre (Terminologie IFOP) : Traditionnels (Réformés et Concordataires) et Emergents (Evangéliques) existe. Loin de disparaître, la tension ne peut que s’accroître avec la création et la croissance du mouvement évangélique (CNEF) notamment en matière de représentativité auprès des pouvoirs publics. Les réactions et propos de certains « Anciens » notamment dans le champ « sociétal » annoncent des difficultés de coopération. La nécessité de multiplier localement ponts et relations notamment avec les ex-réformés, impose donc aux AFP de se doter de l’outil répondant à ce besoin. Ici, prévaut le souci de coopération et de conciliation mais aussi de développement et de cohérence. La présence de "réformés" est de l’essence du projet associatif. La réponse passe par un statut de membre associé et conseiller représentant des dénominations ou régions sous représentées (ADD, EPUDF, Midi, Ouest) souscrivant aux statuts, acceptant de promouvoir la coopération associative, familiale unie active entre membres du CNEF et de la FPF.

 

La réponse passe par la mise au point d’un statut de "membre ami" et la création d’un réseau de personnalités associatives et familiales. Ce réseau devra inventer une procédure à proposer aux instances nationales.

 

III - Contre-pouvoir d’une parole publique libre

 

Enfin, en raison de sa souplesse même, la pratique conventionnelle expose les AFP à des abus de pouvoir central qui réclament en retour un contre-pouvoir d’une égale souplesse. Ici, c’est l’indépendance réciproque des « acteurs », l’appel à l’équilibre dans la communication et de la controverse qui s’imposent. Là encore le nombre importe moins que la connaissance du « milieux », l’aptitude relationnelle et communicationnelle.

 

Le bureau sélectionnera une équipe de trois personnes au plus présentant les talents nécessaires à la mise en œuvre d’une solution permettant de répondre le moins imparfaitement que possible à ces trois besoins distincts avec la meilleure économie de moyens humains et matériels. Prévoir un CA élargi avant fin 2013.

 

DANS LES RELATIONS AVEC LES TIERS

 

DIFFICULTES LIEES AU REFUS DE TRANSPARENCE ET DE DEBAT

 

Au sein du protestantisme, la situation des AFP devient instable non seulement du fait de la double appartenance CNEF et FPF de nombreuses AFP mais aussi de la composition du Conseil d’administration.

 

Membres « historiques » de l’ERF (les AFP sont membres du collège électoral des Institutions, Œuvres et Mouvements IOM) chargé d’élire tous les trois ans 10 délégués synodaux à voix consultative). Jamais élues les AFP sont, dans les faits, étrangères au synode. La liste des délégués leur a été refusée le 8 mai 2013. L’ERF, qui n’a pas de commission « Famille », ne traite pas du sujet. Interrogé, le président Schlumberger estime que l’ERF n’a pas vocation à gérer les aspects associatifs du dossier. En gros, contacts nuls !

 

Membres « historiques » de la FPF, les AFP ont conservé leur siège social 47 Rue de Clichy jusqu’en 2012 date à laquelle les nouvelles pratiques de La Poste ont interdit les transferts de courrier. Les AFP sont invitées à cotiser, à respecter la Charte de la FPF mais sans participation ni droit de vote. La réforme des modes de financement et droits de vote effectuée entre 2007 et 2010 a mis en lumière le caractère inéquitable et artificiel d’une situation que les AFP ne sont pas seules à critiquer. Qui plus est, la FPF n’a pas de structure consacrée à la Famille et le sujet reste en jachère. La signature de la convention avec le CNEF en avril 2013 remet tout en cause en ce qu’elle constitue le précèdent souhaité. Un rendez vous est programmé le 25 juin avec le pasteur Clavayroli, successeur annoncé de Claude Baty à la présidence de la FPF.

 

Une solution reste à inventer qui passera nécessairement par une réforme des modes de répartition du budget et du vote au sein de la FPF. En l’état actuel du refus de définir, de chiffrer et de dénombrer, par l’ERF, ses associations et les autorités concordataires, la question va devenir explosive comme témoigne l’article consacré par Sébastien Fath à la nouvelle EPUDF. Pour les AFP, la solution passe par l’organisation d’une controverse entre FPF et CNEF. Faute de quoi, un pugilat promis à s’envenimer tiendra lieu de débat.

UNAF

L’institution peut être réformée car les réactionnaires sont minoritaires et désorientés.

L’UNAF a des atouts rares inexploités : Pluralisme électoral, certification des effectifs, FAMILLE, caractère PUBLIC (Cour des Comptes...).

 

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