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UNAF : Dimension familiale de la fiscalité

Publié dans UNAF

Source : Lettre des mouvements familiaux - Unaf (N° 36 / Octobre 2015)

Extrait page 7 - Rédigée par Marie-Françoise Bougeot

1 - Information sur une action forte du mouvement

Dans la continuité de ce qui a été entrepris ces dernières années, les AFP approfondissent leur réflexion en matière d’éducation.

Elles s’efforcent de fournir un effort intellectuel pour étudier les enjeux de la famille en tenant compte de l’actualité de notre temps.

Convaincues que la famille est une société primordiale, autonome, une institution naturelle plutôt qu’une structure contractuelle, les AFP déploient des dispositifs qui veulent répondre au mieux aux besoins identifiés. Des écoles protestantes naissent pour donner aux parents la possibilité de choisir quelle école ils veulent pour leur enfants, et qu’il y ait ainsi cohérence entre l’éducation reçue au sein de la famille et le discours tenu à l’école.

Cette action forte des AFP évolue dans le respect du service public d’éducation qui est indispensable, mais elle propose une alternative en veillant au principe de subsidiarité et en accompagnant les parents dans leurs choix d’éducation.

2 – Information sur un événement passé (assemblée générale, colloque ou congrès …)

L’Assemblée générale des AFP a eu lieu le 3 octobre 2015 à la Maison Fraternelle dans le 5ème arrondissement de Paris. Elle était suivie d’une conférence donnée par Monsieur Charles Éric de Saint-Germain (professeur de philosophie), auteur d’un livre « La défaite de la raison » (Salvator 2015)

Le thème central de sa réflexion reposait sur l’introduction de cet ouvrage « La famille décomposée : vers un totalitarisme inédit ».

Des propos profonds qui poussent à une réflexion rafraîchie sur la place de la famille dans notre société, en particuliers dans notre contexte culturel français.

Extrait des propos de base du conférencier « Elle (la famille) est la première communauté naturelle .../… il faut considérer l'institution familiale comme venant s'insérer dans un ordre social et juridique plus vaste, qu'il s'agisse de la nation, de l'Etat ou des communautés internationales.

Chacune de ces « grandes » sociétés est au moins indirectement conditionnée par l'existence de la famille qui en constitue le socle, d'où l'importance de définir clairement les devoirs et les droits de la « grande » société à l'égard de la famille, car une famille décomposée ne peut être sans retentissement sur l'ordre de la société en général. »
Le « principe de subsidiarité » est une notion décisive pour penser à la fois la souveraineté de l'institution familiale et les limites de celle-ci. En effet, la famille est une réalité sociale ouverte sur la société dans la mesure où elle ne dispose pas de tous les moyens nécessaires pour réaliser ses fins propres, notamment dans les domaines de l'instruction et de l'éducation. Si les parents sont les premiers éducateurs des enfants, ils ne peuvent subvenir à l'ensemble de l'instruction de ceux-ci, l'Etat étant alors appelé à intervenir selon le principe de subsidiarité, ce qui signifie que là où la famille peut se suffire à elle-même, il est assurément préférable de respecter son autonomie, car une intervention excessive de l'Etat dans ce domaine constituerait une violation évidente des droits de la famille. C'est seulement là où la famille ne se suffit pas réellement à elle-même que l'Etat a la faculté et le devoir d'intervenir. »

3 – Information sur des événements à venir.

- L’Assemblée Générale des AF Protestantes et colloque du 1er octobre 2016 auront lieu à la Maison des Associations, rue des Terres-au-Curé 75013 Paris.
- L’Assemblée Générale des AF Protestantes de 2017, se déroulera lors de l’évènement « Protestants en fête » organisé à Lyon, les 29 et 30 septembre et 1er octobre 2017.

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